Le coaching mental dans le sport
Lorsque je m’entraîne, je parviens à exécuter parfaitement les gestes techniques alors que, lors du match, je n’y parviens pas toujours.
Devant les enjeux, j’ai tendance à perdre mes moyens.
Je maîtrisais parfaitement le match jusqu’à ce sentiment d’injustice.
Je sais parfaitement ce que je fais de travers techniquement. Je ne parviens tout simplement pas à changer cette habitude.
Le stress ou la pression me fait perdre toutes mes aptitudes physiques et techniques.
La relation tendue avec mon coach impacte négativement mon jeu.
Je ne comprends pas pourquoi, mais j’ai du mal à rester concentré.
Ma motivation a diminué depuis plusieurs mois.
Les plus grandes difficultés que peut rencontrer une personne dans ses défis ne sont pas les aspects techniques et physiques, qui sont souvent connus et maîtrisés. Un athlète s’entraîne suffisamment dur pour que son physique et sa technique servent son succès. En revanche, certaines situations peuvent l’empêcher de pleinement exploiter ses aptitudes durement travaillées et brider son potentiel.
Nombre de talents sportifs n’ont pas réussi à atteindre leurs objectifs dans leur carrière.
Il existe une explication rationnelle à cela : ils ne sont pas parvenus à pleinement exploiter leurs aptitudes à cause de situations souvent externes non traitées, non gérées ou non maîtrisées.
LES TROIS DÉFIS D’UN ATHLÈTE
Un athlète participe, sans le vouloir véritablement, à deux ou trois compétitions quasiment dans un même laps de temps, selon qu’il pratique un sport d’équipe ou individuel.
La première concerne des adversaires officiels. Cette compétition consiste à faire face à un ou plusieurs adversaires dans le jeu, comme lors d’un match de rugby. Tous les adversaires auxquels il fait face feront tout ce qu’ils peuvent pour le stopper, ainsi que son équipe.
La seconde compétition se déroule avec des adversaires externes, comme la famille, les amis, le coach, le staff technique, les médias, ses coéquipiers, etc. Notre athlète doit pouvoir gérer tout obstacle ou problème fourni par cet environnement, avant, pendant et après la compétition officielle.
Et enfin la troisième compétition se déroule à huis clos, avec les adversaires internes. Elle n’est visible de presque personne. Cette compétition se déroule entre notre athlète et lui-même, ou plutôt, avec ses entités internes, celles qui se trouvent dans sa tête et qui ne cessent de le dévaloriser, de le diminuer, de le pousser à commettre des erreurs, à faire de mauvais choix, à lui générer des craintes, des peurs, des doutes, etc.
LES ADVERSAIRES OFFICIELS
L’adversaire à maîtriser en priorité est celui qui, dans le jeu, cherche à empêcher physiquement notre athlète de performer ou de marquer, comme dans un match de rugby.
Face à lui, notre champion cherche à exploiter toutes ses capacités physiques et techniques afin de surpasser son ou ses adversaires.
Et franchement, tous les athlètes compétents, motivés et bien entraînés peuvent y parvenir.
LES ADVERSAIRES EXTERNES
En revanche, les adversaires externes présents dans son environnement proche ne sont pas suffisamment pris en considération par notre athlète et constituent des obstacles majeurs à son succès. De qui parlons-nous ?
Nous évoquons les protagonistes en relation directe ou indirecte avec notre athlète avant et après la compétition. Nous pouvons citer : la famille, les amis, les relations, le coach de l’équipe, le staff technique de l’équipe, les membres de la fédération, la presse, les médias, les supporters, les inconnus dont on nous vend les mérites, etc. Tous peuvent avoir un impact négatif sur le mental de notre champion s’ils ne sont pas bienveillants.
Si malheureusement notre athlète ne prend pas conscience de l’impact négatif de ces individus sur son moral, alors l’impact mental et/ou physique peut être violent et préjudiciable.
Une blessure n’est que la manifestation physique d’une pression mentale non identifiée et non traitée.
Un environnement composé de vrais supporters et d’alliés constitue un atout majeur pour un athlète.
LES ADVERSAIRES INTERNES
Je suis mon plus grand adversaire. Je me bats régulièrement contre moi-même et souvent je gagne.
De tous vos adversaires, les plus redoutables sont certainement ces entités en vous qui n’ont cessé de vous faire douter de vous, de vous ralentir, de vous effrayer et de vous diminuer. Cela nécessite une très grande force mentale pour parvenir à maîtriser le « côté obscur » de sa force.
Le coaching mental permet de regagner l’énergie et d’identifier les actions à mettre en œuvre pour que l’athlète puisse pleinement libérer et exploiter ses aptitudes, son plein potentiel et retrouver son désir de relever de grands défis.
Ce que l’on ne parvient pas à maîtriser aujourd’hui se retrouvera demain sur notre chemin.
Faire face à ses points faibles, c’est la garantie de ne pas y être de nouveaux confronté et de se fortifier.
Ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort. F. Nietzche
AU-DELÀ DU SPORT
Nombre d’anciens sportifs ont rencontré des difficultés, aux conséquences souvent fâcheuses, après leur courte carrière professionnelle. Les prémices d’une possible carrière sportive se situent vers l’âge de 8 ou 10 ans, après avoir fait l’objet d’une détection, puis elle se termine, en moyenne, aux alentours de 35 à 40 ans. Une carrière professionnelle couvre une période de vie d’environ 30 ans. Pour un individu, qui vit environ 80 ans, relativement bien physiquement et mentalement, sa carrière représente quasiment un tiers de sa vie (si l’on compte la période de 1 à 16 ans comme phase d’apprentissage). Les deux autres tiers devront être vécue en pratiquant une autre activité. Si l’athlète a construit sa carrière autour d’un projet de vie complet, alors il se donnera toutes les chances de parvenir à une nouvelle carrière post sportive. En revanche, s’il ne s’y est pas préparé, alors la chute peut être violente, car, en passant d’un statut de star à « ancienne star » ou à « monsieur tout le monde », cela peut être mentalement très éprouvant ou destructeur. Nombreux sont les exemples d’anciens athlètes ayant glissé sur une pente abrupte qui les a conduits à la décrépitude.
La réussite de tout projet se planifie.
Si notre athlète est bien entouré, alors il sera dans les meilleures conditions pour bien mener sa vie. Je pense tout particulièrement à une catégorie d’individus nécessaires desquels notre athlète tirera naturellement des enseignements. La liste n’est pas exhaustive et ne comprend pas d’ordre prioritaire. Nous y trouvons, entre autres : les membres de la famille, les meilleurs amis, l’agent sportif, le préparateur physique personnel, le coach mental personnel, pour ne citer qu’eux.
Pour un maximum d’efficacité, tous ces protagonistes devraient travailler de concert afin de diriger toutes les énergies vers un seul objectif : contribuer à la réussite de notre athlète.
Chacune des personnes citées ci-dessus devrait jouer un rôle clairement défini et travailler en synergie avec les autres.
Faisons un parallèle avec le monde de l’entreprise. Une simple étude vous démontrerait qu’une société a, entre autres choses, un but, une vision, des objectifs, une stratégie, une organisation, des règlements, des plans d’action, une équipe, etc.
La meilleure chose qui pourrait arriver à notre athlète, ce serait d’avoir « une entreprise » dédiée à l’édification de ses succès futurs, de sa carrière, où chacun tient un rôle avec compétence et dirige son énergie vers l’atteinte de l’objectif global.
Notre coach mental est censé connaître la musique. Il devrait accompagner le sportif avec cette vision à long terme, pour autant que l’athlète y consente.
La réalisation de tout exploit se prépare avant l’action et, dans la vie, un athlète devrait pouvoir en réaliser de nombreux.
Article publié le 17/09/2024
L'auteur de cet article : Toni Peticca
Toni Peticca est à la tête de la société Expansion Way, une entreprise qui s’illustre par son expertise dans l’accompagnement des athlètes et des entreprises dans leur quête d’efficacité. En tant que coach, formateur et consultant, il s’est forgé une solide réputation, façonnée par une connaissance approfondie du monde de la vente, de la communication, du management et du leadership. Son parcours, teinté d’une riche expérience de plus de 30 ans, constitue un atout précieux qui lui permet d’accompagner efficacement les cadres, les athlètes et les collaborateurs dans l’atteinte de leurs objectifs. Sa philosophie repose sur deux principes fondamentaux. Le premier affirme que pour se libérer de ses limitations personnelles, il est essentiel de prendre la décision de surmonter ses propres freins. Le second principe met en lumière le pouvoir de la communication. Selon lui, si la communication est l’échange d’idées ou de points de vue entre individus alors tout peut être atteint avec la communication.





